samedi 24 octobre 2015

Conclusion de journée

Par un dimanche pluvieux d'automne quelle meilleure idée que de s'attabler pour déguster des vers et des mets bien entouré. Merci à Laurence pour la convivialité de ce moment partagé!

La rengaine

Elle l'a reconnu à la lumière de ses phares
En dépit de toutes ses innombrables tares
Il parvenait malgré tout à l'éblouir
Tel un magicien, un héros, un fakir

Après un moment revenait entre eux la haine
Telle une infernale et sempiternelle rengaine
Il s'en prenait alors à sa belle-mère
Il avait trouvé cet ultime moyen de la faire taire

Elle se vengeait alors en critiquant ses parents
Tous deux se jetaient sur l'alcool, les calmants
Hélas ils demeuraient bien incapables de voir
Que leur histoire touchait un peu plus à sa fin chaque soir

Le lendemain d'un commun accord ils lâchaient du leste
Mais comment composer avec, d'un amour, les restes
Elle a fini par le quitter pour cultiver la terre
Et lui est retourné vivre chez sa mère

Vivre ou Mourir

Avant hier ne signifie plus rien
Demain pas davantage qu'aujourd'hui
Lui qui était de ma vie le gardien
De ma vie, de mes jours, et aussi de mes nuits

Comme je m'en veux de n'avoir su voir son unique projet : mourrir
Depuis sa disparition me reste une seule envie : me détruire
De mes sombres pensées concluez ce qu'il vous plaira
Lassée je suis de toujours le même livre ouvrir

Si seulement quelqu'un pouvait m'offrir son bras
J'y verrai enfin une opportunité de me reconstruire
En attendant le doute persiste : vivre ou mourir

Recette de glace à la crème

Comment réaliser les meilleures glaces ?
Choisissez les meilleurs parfums ajoutez de la crème
Café, miel, noisette, les saveurs dans mon palais s'entassent
Au plaisir de ce pêché gourmand je succombe, et j'y reviens même

mardi 20 octobre 2015

Voyage sur la lune

Sur cette planète, il y a de l’eau, il y a de la glace
Elle est toute orange comme une tarte tatin à la crème
Sa surface est comme autant de morceaux de pomme qui s’entassent
Si je voulais, je prendrais la lune et ferais de même

Chanson d'amour

A bien y réfléchir, je n’ai plus besoin de rien
Le plus beau jour de ma vie c’est aujourd’hui
Elle a dit oui et de son destin je suis à présent le gardien
Je veillerai sur ses jours comme j’ensoleillerai ses nuits
Les angoisses de ma vie passée, je les regarderai mourir
Je ne laisserai pas le temps nous détruire
Tout ce qui est encore fermé en moi, elle saura l’ouvrir
S’il faut un jour la consoler, elle trouvera refuge entre mes bras
Quand elle me brise le cœur, elle sait toujours le reconstruire
Et si la mort s’invite à notre table, cela ne nous fera pas mourir

L'empesteur

Je marche dans la rue, je vois des cafards
Mais quand ils me voient ils changent de trottoir
Je n’y peux rien mais en boite faut qu’j’transpire
Seulement là, j’ai un fut en cuir !
Mais ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord d’accord…
Je n’marche pas vite, c’est fou c’que j’me traine
Ça pue, c’est quoi… J’crois qu’c’est mon haleine !
Si j’croise quelqu’un il va manquer d’air
Avec ma sueur les deux font la paire
Mais ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord d’accord…
J’arrive enfin chez moi, ma femme est patiente
Elle a tout prévu, elle est surprenante
Elle m’a mis un vieux matelas dans l’couloir
Avec ça je vais dormir comme un loir
Mais ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord d’accord…
Ma chérie sait bien que j’vais empester
Que des mouches je suis majesté
Mais demain je passerai au vestiaire
Et surtout, faudra renouveler l’air
Mais ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord d’accord…

dimanche 18 octobre 2015

Philharmonique



Philharmonique de Vienne et ses alambiques décernent un prix à la sirène lubrique des soubassements aqueux. Elle se meut et sillonne la forêt noire des dédales des tuyaux scabreux de sous les sols. Vipère furtive, elle se loge dans les coursives du palais des glaces. Elle se lasse et décampe au son de la rampe.

Faire du patin à glace



Faire du patin à glace
Sans s’être badigeonnée de crème
C’est autoriser les petites tâches qui s’entassent
Sur mes joues rosies par la fraicheur même

Manger ma glace



J’ai appris à manger ma glace
Sans faire de tâche, même avec la crème
Que j’amalgame et  pourtant ils s’entassent,
Les cœurs en chocolat sur le cornet gaufré que j’ai fait moi-même.

Le gardien de cimetière




Ne rien faire c’est son quotidien : rien de rien
Il doit pourtant se lever aujourd’hui
Pour endosser son costume de gardien
De cimetière car cette semaine il fait les nuits
Comment résister à l’envie de mourir
Comment canaliser son besoin de détruire
Son corps, sa chair, ses boyaux, tout ce qui lui plaira
Déchirer cette gaine humaine et l’ouvrir
Pour libérer ses angoisses, juste en levant les bras
Il espère pouvoir ainsi se reconstruire
Et retrouver un corps pur et sans opprobre puis se laisser mourir

Ca continue encore et encore



Elle avance langoureusement en soutenant son regard
Un regard sexy qui signifie que ça va finir tard
Elle s’approche féline et s’apprête à se dévêtir
Petit à petit juste de quoi le faire frémir

Et ça continue encore et encore 
C'est que le début d'accord, d'accord... 

D’abord un geste de la main, qui frôle son pantalon au niveau de l’aine
Ses doigts experts le font succomber et ce, jusqu’à ce qu’il perde haleine
Elle déboutonne un à un la fermeture de sa guêpière
Il s’époumone et ravale sa salive quand elle se met derrière

Et ça continue encore et encore 
C'est que le début d'accord, d'accord... 

Des bras moelleux et tendres se promènent devant
Son torse bombé et séduisant
Il va vouloir accélérer le mouvement pour savoir
Jusqu’où elle est prête à aller ce soir

Et ça continue encore et encore 
C'est que le début d'accord, d'accord... 

Elle se redresse et se déplace avec leste
Elle se prépare à enlever le reste
Elle cherche à capter son attention la première
Parce qu’elle ne veut pas que ça se finisse par derrière