dimanche 18 décembre 2016

L'homme au grand manteau blanc

Il portait un grand manteau blanc et pour nous émerveiller, nous a chanté des airs d’opéra qui nous ont transportés loin de la ville.

Rêve insensé

J’entre dans la maison un pas puis deux, je me méfie, je sens des regards, je suis prise dans un traquenard. J’avance doucement, par la fenêtre la blancheur de l’horizon n’a d’égal que la chaleur du soleil. Profondément presque instantanément, je rêvais de mon enfance sous mes yeux. Que me veulent ce satyre et cet émir ? Qu’attendent-ils de moi ? Flûte ! Zut ! Je n’entends plus rien. Caprice de génitrice peut-être. Elle traîne son miroir sur le trottoir, Elle cherche son reflet de jeunesse. Pour se consoler elle éteint la lumière en buvant une bonne bière.        

Paralysie du Sommeil

Je dors profondément, je ne sais pas, mais j’entends une voix roque, une présence, un homme me murmure quelque chose que je ne saisis pas. Il s’allonge sur moi, je sens le poids de son corps sur moi, il  m’écrase, je suis paralysée, je ne peux plus bouger, je me réveille.

Désir d'un inconnu

Laura, je viens de vous croiser et j’ai très envie de vous connaitre, Laura interloquée se demande si ce n’est pas une mauvaise blague et dit « mais qui êtes vous ? » Excusez moi mais j’ai croisé votre regard y a 5 minutes et j’ai senti un frisson en moi, je n’ai pas pu résister à l’envie dans savoir plus sur vous. Laura habitait un joli appartement en front de mer. Ce soir la mer était calme, une température douce et un coucher de soleil pétillant sur l’eau attisait la curiosité de Laura. Elle descendit et trouva le jeune homme, ce n’était pas dans ses habitudes, mais elle ne pu résister, il était beau, avait de grand yeux bleus persans, un sourire d’ange et un T-shirt,  qui faisait ressortir ses abdos saillants. Ils se baladèrent au bord de l’eau, leurs corps se touchaient, ils s’enlacèrent tendrement, s’allongèrent sur le sable, les vagues caressaient leurs corps brûlants de désir. Elle sentait sa main puissante descendre doucement sur ses hanches et dans son dos. Elle frissonnait. Ils se quittèrent au petit matin sans qu’ils ne se soient révélé leur prénom. Avoir passé la nuit avec un inconnu rendait ce moment encore plus excitant. Elle rentrait chez elle, ils se jetèrent un dernier regard en se disant qu’ils avaient vécu une évasion gourmande. 

La call girl

Elle faisait ça sans trop se laisser le choix, elle ne rêvait pas de ça évidemment. Mais c’était la seule chose qu’elle savait faire, utiliser son corps pour son plaisir et le plaisir de l’autre. Son amant du moment le savait bien. Il introduisait parfois dans leurs jeux une casserole pour se taper dessus. Mais elle n’aimait pas le chemin que prenait ces entrevues, elle préférait la douceur au brutale. Parfois dans des moments de lucidité elle était abattue, mais se reprenait. Elle allait au rendez-vous du client suivant. Voilà, telle est la vie de Brigitte la call girl. Nom de code « fraise des bois », qu’on pouvait savourer sans jamais se rassasier.    

Histoire sans queue ni tête

C’est ainsi que tout commença, il était là tel un singe en ébullition, il s’agitait dans tous les sens. Ses phrases ne voulaient rien dire, il oubliait la fin des mots. Tout le monde le regardait faire son numéro. D’un coup il s’arrête. De quoi s’agit-il ? Il avait derrière lui un carton rempli de tomates farcies qu’il commença à lancer sur nous ! On aurait dit qu’une drogue martèle tout le centre commercial. Qu’elle fumerie cette histoire ! Certains criaient « gare à tes pieds ! ». Mais en rentrant dans une errance programmée, l’air n’était-il pas aphrodisiaque ? Peut-être qui sait ?

Psychanalyse de Laurence

Tu aimerais être ce personnage d’un autre monde. Seulement, ce monde étrange t’a emprisonné, tu as été poursuivie par un inconnu. Ta vie te donne des difficultés et tu sais te défendre et te battre pour trouver ta place. Tu n’hésites pas à aller vers l’autre. Pour le réconfort, tu as ton univers fait d’étoiles, c’est lui qui te porte pour briller dans ce monde de blancheur.

L'oiseau blanc

L’oiseau était d’une telle blancheur
Les enfants ont eu un regard,
Il nous illumine, majestueuse chaleur
Soudain il s’envole du traquenard
Loin, très haut jusqu’à la lumière
D’autres goélands suivaient cet émir
Nous étions attablés à boire une bière
L’homme est sorti avec des yeux de satyre
Nous avons pensé instantanément
Qu’il viendrait jouer sur le trottoir
Il a posé un magnifique miroir
Ensuite il a respiré profondément
Pour enfin jouer un morceau de flûte
Accompagné du chant de sa génitrice
Elle nous sourit, mais avec caprice
Entraîne nos émotions dans sa chute