mardi 13 mai 2014

La Fée au cœur d’or

La Fée Cloche et son petit singe Zigui parcouraient déjà l’épaisse forêt amazonienne depuis des mois et toujours pas de traces du Marsupilami. Elle s’était lancée à corps perdu dans cette quête, laissant sa vie et sa maison de la Nouvelle Orléans pour retrouver son vieil ami. Elle s’en souvient, leur rencontre avait changé sa vie. C’était lors d’une expédition d’exploration de la jungle entreprise par son père ; elle avait fait la connaissance de Zigui le même jour. Elle ne devait pas avoir plus de 8 ans. Cette rencontre magique l’avait changé en fée et Zigui était resté avec elle pour l’aider à maîtriser ses pouvoirs.

Mais ces dernières années furent terribles pour nos deux amis. Constamment pris pour cible par les attaques incessantes de l’effroyable Mendoza. Obsédé par l’or, il traquait la fée Cloche où qu’elle aille, pour lui dérober son cœur d’or. Depuis que Cloche a ses pouvoirs, elle a aussi hérité d’un cœur  enchanté entièrement en or. Les pires crapules du monde entier sont à ses trousses pour le lui arracher de la poitrine. Merdoza, est le pire d’entre eux et il est sur la piste de Cloche depuis longtemps.
Un jour, Zigui le petit singe bleu de Cloche, vit le Marsupilami sauter de branches en branches à quelques dizaines de mètres d’eux.  Mais ils étaient séparés par une immense chute d’eau dont le bruit assourdissant masquait leurs appels. Le précipice vertigineux rendant toute course poursuite impossible et aucune liane ne permettaient à Zigui de traverser.  Non loin de là Mendoza entendit les cris d’appel de Cloche et Zigui et se rua vers eux. Soudain un coup de feu retenti, la balle frôla la joue de Cloche. Une goutte de sang perla aussitôt. Mendoza était sur eux.

Zigui : « Le labyrinthe Cloche ! Le labyrinthe !! Sers-toi du labyrinthe pour le perdre ! »
Sonnée, Cloche se retourna, presque au ralenti et dans un ultime effort, dirigea sa baguette magique en direction de Mendoza en balbutiant une formule avant de s’évanouir. Quand elle reprit ses esprits, tout était flou, un instant elle vit une tache bleue et une tache jaune au-dessus d’elle. C’était Zigui et le Marsupilami, ce dernier avait entendu le coup de feu et était venu voir. Réunis comme au tout début, Cloche allait pouvoir choisir de rester une Fée ou de repartir de cette forêt sans pouvoirs magique ni cœur d’or. Nul ne sait quel fut son choix.

Quand Mendoza sorti enfin du labyrinthe magique de Cloche, il se trouvait face à un magnifique temple Inca, entièrement recouvert d’or. La tribu cannibale des Oua Koi Keski Ya (prononcer « oua quoi qu’est-ce qu’il y a ?! » était venu l’accueillir avec des colliers de fleurs et de petits légumes. Ce fut instantanément la fête. Il faut dire qu’ils sont très amateurs de viande blanche et n’en ont que trop rarement.

dimanche 4 mai 2014

Amitié lointaine

 Je me souviens de lui comme si c’était hier, un beau dimanche d’été, je m’en allais sur mon vélo je m’apprêtais à traverser la rue quand je me suis sentie retenue par quelqu’un qui me tirait en arrière, un camion arrivait je ne l’avais pas vu. Il m’a sauvé la vie. Il avait les cheveux décoiffés, les yeux marrons un look de jeunes artistes rebelles, il était tout à fait différent de moi et c’est ça qui me plaisait chez lui. Certes ce lien si particulier nous unissait, mais pas que. Nous étions inséparables. Nous faisions les pires bêtises qui nous passaient par la tête ce qui provoquait chez nous des fous rires interminables. Quelques années plus tard il n’était plus le même. J’ai essayé de savoir à maintes reprises de comprendre ce qui se passait mais il n’a jamais rien voulu me dire. Je le croisais il faisait comme si je n’existais pas. Nous étions devenus des étrangers l’un pour l’autre. La vie s’en est mêlée et nous sommes partis vivre notre vie, nos expériences. Mais je donnerais cher aujourd’hui pour le retrouver et qu’il m’avoue le lourd secret qui le hantait.

conte de la fée Josephine

Il y a très longtemps vivait une fée qui s’appelait Joséphine, elle vivait dans une contrée lointaine de l’Amazonie. Elle était heureuse entourée d’arbres et de ses amies les animaux. Depuis quelques jours elle était inquiète car elle n’avait pas de nouvelle de son amie la libellule rose. Elle voulait entreprendre des recherches mais ne savait pas par où commencer.

Quand elle reçut par pigeon voyageur  un message du méchant ogre Satanas qui disait " fée Joséphine ton amie la libellule rose est entre mes mains si tu veux la retrouver tu devras me donner la couronne enchantée sinon elle mourra".

Pétrifiée par ses mots Joséphine appela son ami Spartacus le tigre. Nous n’avons pas le choix dit le tigre nous devons sauver libellule rose nous devons partir au plus vite. Nous emporterons la couronne enchantée avec nous elle nous protégera contre les pouvoirs maléfiques de Satanas et des pièges éventuels qu’il nous tendra.

Le périple a été semé d’embuches tout d’abord Joséphine faillit tomber dans un précipice et fut rattrapée de justesse par son ami.
Puis un serpent faillit la dévorer.
Ils arrivèrent enfin  devant la maison de l’ogre. La fée pris sa couronne la lança sur la tête de l’ogre qui tomba comme un vieux sac de pomme de terre. Spartacus alla sauver la libellule rose et la forêt retrouva sa  sérénité à tout jamais.

entrée en scène

Je ne peux plus reculer, je dois le faire, comment ai-je pu me retrouver dans cette  situation, qu’est ce que je fais là, je veux m’enfuir, allez prend ton courage à deux mains et saute le pas. Je suis là tapie dans l’ombre de ce paravent, j’ai le cœur qui bat, les jambes qui tremblent. Bientôt ce sera moi sous la lumière des projecteurs. Seul face à tous ces gens qui me regardent, m’examinent, me jugent, peut être aussi, qu’importe, je vais aller au bout, je rentre sur scène j’ai la lumière des projecteurs dans les yeux qui m’éblouit, je devine des regards familiers dans la salle qui me porte au-delà de ce que je pouvais imaginer. Une émotion si forte, j’en aurai presque les larmes aux yeux. Voila c’est fini j’ai sauté le pas, j’y suis arrivée, j’ai enfin lâché prise.

Grand-père

Je me souviens que mon grand père nous racontait ses histoires, nous étions assis autour de lui dans l’herbe froide du soir. Un silence presque divin se faisait sentir et l’histoire commençait. On aurait raté ça pour rien au monde. Et le périple commençait. A l’époque des litchis et des mangues sur son caillou dans l'océan indien. Puis tout d’un coup il basculait dans ses années à la fac saint Jérôme où il avait fait ses 1e cours de yoga avec madame Zena complètement piquée du ciboulot comme il disait. Puis il finissait par son endroit préféré la plage de la Ciotat son havre de paix.    

samedi 3 mai 2014

panique au zoo


Mesdames et messieurs nous vous informons qu’un tigre du Bengale s’est échappé de sa cage. Veuillez vous réfugier au plus vite dans tous les bâtiments aux alentours. Nous mettons tout en œuvre pour capturer l’animal au plus vite, nous vous tiendrons informer dès que la situation sera sous contrôle et que l’animal aura été capturé.

Sur ces mots une panique générale emporta la foule tout le monde se mit à hurler, à partir tous les sens et chercha un endroit ou s’abriter.

Pauline, Florence et Benjamin trois amis d’enfance  inséparable trouvèrent refuge tant bien que mal  dans les toilettes du zoo.
Ils tremblaient de peur à l’idée de se trouver nez à nez avec le fauve.

Mais qu’est ce qui nous a pris d’aller au zoo rétorqua Pauline  encore une idée à la con.

Une idée à la con, non mais dis donc pour une fois qu’on prend l’air plutôt que d’aller dans un de tes musées voir une expo sur dieu ou les rois de France.  Au moins c’est plus original ca met un peu de piment dit florence.

Eh les filles on se calme, on est enfermé, on risque rien et puis je vous protégerai.

Nous protéger, il en a de bonne dit Pauline.


Mais arrête de râler Pauline tu nous gonfles ! dit Florence

Puis le temps passa, chacun resta dans son coin à ruminer.

Pauline pensait à son cours de demain qu’elle devait donner à ses élèves qui s’inquiéteraient de ne pas la voir arriver et la nouvelle tomberait : Pauline a été dévorée par  un tigre, leur aurai annoncé le proviseur.

Quant à Florence, elle s’imaginait  affronter  l’animal, le tuer et s'en.faire une fourrure. Cette idée la séduisait beaucoup. Mais elle s’inquiétait pour son boulot.

Benjamin quant à lui pensait à ses légumes qu’il n’avait pas arrosés ce matin et au client qu’il allait convaincre d’acheter son super aspirateur sans sac.

Quand tout d’un coup une voix résonna dans le haut parleur.

Mesdames et messieurs l’animal a été aperçu prés des toilettes de l’entrée. Et là, tout à coup, les 3 amis entendirent un grattement contre la porte, la peur monta en chacun d’eux. Heureusement, les professionnel du zoo sont arrivés à temps et ont capturé l’animal.

Les trois amis se trouvèrent soulagés d’être  sortis indemne de cette aventure. Ils se promirent de ne plus jamais mettre les pieds dans un zoo.

Voyage Gustatif

Martin était cuisinier à Marseille, chacun de ses plats lui rappelait un lieu particulier de son enfance ou de sa vie d’adulte. La daube par exemple lui parlait de son village natal, Collonges la rouge oú petit il se promenait de boutique en boutique dans ses ruelles étroites,  ou régnaient une certaine joie de vivre et une insouciance. Il se souvenait du vieux Manevy le charcutier qui lui donna très vite le goût de la cuisine. Il y a aussi la fondue savoyarde qui lui rappelait son père  et les pistes rouges et noires qu’il déferlait à toute vitesse. Mais ce qu’il aimait par-dessus tout c’était l’anchoïade qui lui rappelait son midi qu’il avait adopté au départ par amour pour sa femme.

les retrouvailles

J’étais anxieuse, mais très excitée à l’idée de le revoir, cela faisait 10 ans que je ne l’avais pas revu. Tellement de questions se bousculaient dans ma tête : avait il changé ?, est ce que je le reconnaitrai ?, comment vais-je réagir une fois face à lui ? Mon cœur battait si fort que j’eus l’impression qu’il allait sortir de ma poitrine. Je me rapproche, de l’endroit timidement, nous nous étions donnés rendez vous sur une petite place ensoleillée où une magnifique fontaine faisait couler son eau jusqu'à l’infini. Ca y est j’y suis, j’arrive, je devine sa silhouette mince et élancée, je m’approche doucement tout doucement et d’une voix fébrile je dis « papa c’est moi  » et les yeux tout humides il me répond « tu m as manqué ma fille depuis toutes ces années ». Et nous parlâmes pendant des heures durant. Et d’un coup le temps s’arrêta autour de nous, nous étions seuls au monde. Nous nous retrouvions enfin et pour toujours.