dimanche 3 mars 2013

Herbier de bouts de papier

#-Regarde-ça, il est bancal.
-Mais non, il n’y a rien qu’une éclaboussure boueuse qui créé cet aspect penché.#


#J’aime bien arrondir ma bouche, on dirait qu’une ribambelle de plis s’anime.#

 
# Alourdir le pas, jauger le poids du sol. L’herbe rend léger, le bois souple et le béton t’enfonce dans son grossier matériau.#
 

#Une tranche de pain de mie, imbibée de lait, c’est doux et moelleux ; Avec du jaune d’œuf, c’est doré ; Caramélisé à la poêle avec du sucre et du beurre, elle croustille.#

 
#Tic Tac Tic Tac, ça cloque, ça claque. Des blocs de glaçons crépitent et se cassent. C’est le froid glacial qui accule et oppresse. C’est en éclat qu’ils se désagrègent sous la pression. #
 

#Il baille, bouche béante, mâchoire désarticulée, deux grands arcs de cercles formés par les dents se referment dans un fracas. Clac ! Ses yeux à l’instant plissés, s’ouvrent en grand comme deux calots. De grosses larmes se frayent un chemin le long de l’arête du nez et c’est goutte à goutte que le sang sort de sa bouche, à la langue coupée.#

 
#Petit morceau de rien qui va à travers champs, emmené par de petites rafales de vent et qui accumule sur son passage des pistils de fleurs, des tiges de blés, une coccinelle, un bout de toile d’araignée. Tout léger qu’il est, ce morceau de rien prend du volume lors de ses passages de paysages verdoyants aux champs arides et pour finir stoppé net dans l’intérieur d’une maison ouverte. Il se met en boule dans un coin et tapi, recroquevillé, il est démasqué et disparaît dans le conduit de l’aspirateur.#