La bise claque sur
chaque face à chaque fois que Dom José m'embrasse. Je redoute les vêpres
mais c'est pourtant mon devoir, moi Sir Sanchez, de recevoir la bénédiction
divine, surtout en période héroïque, où je m'enhardis au combat. A la trêve
nocturne, je peux expier de mes actes barbares, mais cet abbé m'a dans l’œil,
et trouve bon de s'afficher à mes côtés à la fin de la messe. Il est même
parfois insistant dans ses embrassades. L'autre soir, j'ai dû m'échapper de ses
approches pour un prétexte, non pas des moindres, une de mes artilleries allait
exploser, j'ai cru d'abord au vent, j'ai hurlé: "la bise éclate sur le
char d'en face!" mais ce n'était que le choc d'une mouette qui chassait le
chat sans face. La nuit suivante, l'abbé m'a accosté en douce. J'ai sursauté,
j'eus la frousse. Il m'agrippa l'entrejambe, je me suis fait prendre comme un
bleu, je repoussai ses avances d’un mouvement « mijaurée», le coquin
impudent m’attaqua cruellement et de toute ses forces l’abbé clame ‘’Sir chaste est flasque !’’.