jeudi 15 novembre 2012

atelier du 14 texte fantôme

La machine a dénouer les destins à l'abri des âmes impures ; les autres sont dehors ; sur le fil de leurs vies ; justice tambour ; destin rayés d'un trait d'encre noire ; figures hâves derrière l'oeilleton ; pas encore dehors ; encore un trait d'encre ; encore quelques nuits de colère ; rouge est l'aube ; le tigre rouge s'éveille il est au fond de toi ; ton cri percute la terre roide ; le temps grignote ton destin ; les garrigues amères mange la colline du destin ; tes lèvres froides touchent les barreaux susurrant des airs de liberté farouche ; l'homme est un bruit sec sur les gouffres de l'enfer ; ils respirent je les entend respirer au bord de leurs solitudes ; la nuit on est au bord de tout voir ; le phare délateur zèbre le sommeil des forçats ; du rail perdu de la vie leurs souffle martèle la nuit d'encre ; un bruit de vapeur d'âme sur un rail tordu ; des pleurs où les hommes dorment où sont leurs rêves ; bercer revenir payer la lune pour qu'elle renaisse dans leurs coeurs bondissants ; ils sont partout ; je les vois venir les morts sortant de leurs tombes ; ils me regardent en souriant.