#Retire ma
camisole, dénoue-moi cette ficelle qui me quadrille la peau.
Rends-moi mes plumes.
Courir, échapper
à ce hachoir qui claque derrière mon dos à
mesure que j’avance.
Ce cylindre n’en
finit plus. Vertige, je pers l’équilibre aux abords de ce
plongeoir.
Plouf !
Remonté à
la surface, des cloques me brûlent la peau, les petits
bouillons : des miroirs à l’infini, où je me vois
multiple de moi.
Hum… la douce
chaleur de cet antre, mouillé et chaud à la fois ;
rugueux socle aux parois glacées. Tu me croques ma belle et
bien régale-toi !
Ca pisse le sang
; tu me craches, je rebondis en faisant des petits cercles sur le
bouillon. Un beau ricochet.
Un petit bout de
moi t’est resté sur l’estomac. Vas-y vomis ! Eructe le peu
de souvenir que je t’ai laissé.
A tâtons,
je ramasse mes morceaux, j’ai presque toutes les pièces du
puzzle.
Reconstitué,
je me ranime. Je fléchis, tu gémis. Je teste mes
appuis, tu fuis. Je me remplis d’air, me regonfle et t’enfonce
mon poing dans ta trogne : Cochonne !#