jeudi 24 janvier 2013

Une porte d'entrée



Elle ne peut pas négliger une surface de slash, une talure d’aucun signe, une ligne non droite, un zigzag non mouillé.
Le sol, la table, les cheveux, les yeux, le corps, … tout transpire dans cet espace si chaud, si collant, si mou.
Tout hier n’est plus là. Tout demain est du jaune d’œuf pour manger, des gâteaux pas cuits dans le four, des légumes crues sur la table, de la nourriture qui se mange, se consomme, se pourrit, se vomit.
Monde d’architecture éphémère, des lignes courbes, des sols mous, des rectangles opaques, des terrasses-caves, des visions ambigües, de coups d’œil du bas vers le haut, des tableaux blancs sur des murs en couleurs, du son qui part dans l’air, de l’air qui se condense.  
Bon, bon, bon, voici l’espace rempli de phrases sans trajectoire ni aucun sens. Ou pas ? Tout n’est pas linéaire dans la vie, presque rien ne l’est au fond. 
Mots qui continuent à avancer lentement car il n’y a plus de place.
Elles ne sont plus importantes, car elles ne seront jamais lues ni entendues. Peu importe si elles grandissent, si elles prennent plus d’espace, tout l’espace, d’abord le vide, après même entre les lettres.
Oups, tout est immense d’un coup, l’Univers s’est agrandi ou tout le monde m’a laissé seule. Peu importe pour l’exercice. Peu importe s’ils ne veulent plus de moi. C’est leur problème s’ils me cherchent.
Lignes parallèles à l’autre monde, mais idées différentes, imprégnées elles aussi du sens illogique. Qui m’a demandé de venir à ce monde ? Qui m’explique comment ne pas devenir folle ? Qui va trouver la formule magique, l’équilibre dans l’onde ?
Encore une fois ici ? Encore au milieu de rien ? Encore ennuyée du monde et ses histoires ? De ton monde et tes histoires ? En attendant une déclive, une étincelle, ou simplement quelque chose.