Elle ne peut pas négliger une
surface de slash, une talure d’aucun signe, une ligne non droite, un zigzag non
mouillé.
Le sol, la table, les cheveux,
les yeux, le corps, … tout transpire dans cet espace si chaud, si collant, si
mou.
Tout hier n’est plus là. Tout
demain est du jaune d’œuf pour manger, des gâteaux pas cuits dans le four, des
légumes crues sur la table, de la nourriture qui se mange, se consomme, se
pourrit, se vomit.
Monde d’architecture éphémère,
des lignes courbes, des sols mous, des rectangles opaques, des terrasses-caves,
des visions ambigües, de coups d’œil du bas vers le haut, des tableaux blancs
sur des murs en couleurs, du son qui part dans l’air, de l’air qui se
condense.
Bon, bon, bon, voici l’espace
rempli de phrases sans trajectoire ni aucun sens. Ou pas ? Tout n’est pas
linéaire dans la vie, presque rien ne l’est au fond.
Mots qui continuent à avancer
lentement car il n’y a plus de place.
Elles ne sont plus importantes,
car elles ne seront jamais lues ni entendues. Peu importe si elles grandissent,
si elles prennent plus d’espace, tout l’espace, d’abord le vide, après même
entre les lettres.
Oups, tout est immense d’un coup,
l’Univers s’est agrandi ou tout le monde m’a laissé seule. Peu importe pour
l’exercice. Peu importe s’ils ne veulent plus de moi. C’est leur problème s’ils
me cherchent.
Lignes parallèles à l’autre
monde, mais idées différentes, imprégnées elles aussi du sens illogique. Qui
m’a demandé de venir à ce monde ? Qui m’explique comment ne pas devenir
folle ? Qui va trouver la formule magique, l’équilibre dans l’onde ?
Encore une fois ici ? Encore
au milieu de rien ? Encore ennuyée du monde et ses histoires ? De ton
monde et tes histoires ? En attendant une déclive, une étincelle, ou
simplement quelque chose.