samedi 11 octobre 2014

Poisson balance vierge s’agitèrent tôt rot quand serrent

Il était tôt, aux alentours de huit heures du matin et Emma, la jeune servante de Saint Ambroise, serpentait déjà entre les commerçants de ces quartiers marchands des rues de l’île de la cité à Lutèce. Alors que ces messieurs s’agitèrent soudain autour des poissonniers, Emma fut bousculée et manqua de tomber. Elle s’approcha comme elle put pour voir ce qui déclenchait cette hystérie. Elle distinguait à peine la balance du commerçant qui y chargeait ses poids. Quand soudain, alors qu’elle allait pouvoir enfin voir quel poisson pouvait autant déchaîner les passions; un homme pris Emma par le bras : « alors ma jolie, comment une petite pucelle comme toi vient traîner par ici ? » L’homme avait plaqué Emma contre lui et lui parlait à voix basse le visage près du sien. Emma sentait que cet indélicat matinal était soit encore éméché de la veille, soit déjà bien entamé pour la journée. Alors qu’il s’approchait davantage pour lui voler un baiser. Emma lâcha un rot tonitruant. Même le bourdon de Notre Dame était vaincu. L’homme se recula mécaniquement les yeux écarquillés et la moue dégoûtée. Emma, ainsi libérée, était déjà loin, quand elle lança à l’homme hébété : « Et je ne suis pas vierge, espèce de vieille soupière ! Si tes noix ne te servent à rien. Rends-les !».