dimanche 10 juillet 2016

Petit bout de papier


Petit bout de papier, que pourrais-je écrire sur toi ? Tu ressembles à une falaise à pic où vas-tu comme ça avec ton nez pointu ? #Alix#

Au centre de ses pensées se situe le cœur #Eric#

Apporte-moi un cube pour que j'y jette du sucre un peu d'hydromel et beaucoup de cannelle. Édite-moi un pli aussi doux et sucré que celui que tu m'avais fait. Je suis sevrée, j'ai envie de recommencer. #Laurence#
 
C'est le croissant de la décroissance, vive le brexit, ils sont fous ces anglais que va dire le pauvre Rocard ? Il meurt tout le monde est mort en 2016 même Prince.  #Pierre#
 

Les Fesses de Carole sans U

Mes fesses satinées et sensibles, ressemblent à deux sphères sorties du pétrin

Mes fesses vis-à-vis de ce qu’elles t'inspirent de confort chatoyant, blottis-toi dessus quand le soleil dort mon chéri
Ma peau frémit, caressée de tes mains. Apprêtes-toi à me reconquérir. Aurais-je dû te retenir avant la récolte?

Les fesses de Carole

Mes fesses douces, coussinantes, sensibles ressemblent à deux boules de pain sorties du four

Mes fesses pour ce qu'elles t'inspirent  de confort chatoyant, te blottirais-tu dessus une nuit entière mon amour?
Pour leurs rondeurs chaudes et appétissantes, serais-tu prêt à me refaire la cour?

Chair de poule sous ta caresse, grain de peau unique, serais-tu prêt à te retenir avant le labour?

Les jambes de Pierre sans O

Deux jambes deux tiges verticales équilibrent la planète

Entre paradis et feux du diable, danse une guinguette

Elles se précipitent entraînant l'Assemblée vers le firmament en tête

Epaisses et crépitantes elles percent le drap tendu qu'est la terre en fait

Rien ne les arrête même pas les îles affublées d'une pipette

Une clameur diffuse s'élève telle une vibration à tue-tête

À présent c'est l'entière planète suivi du ciel qui entame la fête

Et à présent c'est la banquise et ses icebergs qui se liquéfient que tu es bête

Les jambes de Pierre

Des jambes telles des compas équilibrent le monde à mi-chemin de l'enfer dans une infernale ronde

Les jambes cavalent vers  le soleil immonde 

Denses et trépignantes, elles font des trous dans la mappemonde 

Rien ne leurs échappe même pas les îles de la Sonde 

Une clameur sourde se diffuse comme une vaste onde 

Bientôt c'est toute la terre et le ciel qui grondent

Et bientôt c'est la banquise et tous les glaciers qui fondent

 

genou d'Alix

O genou rond et doux, socle rocheux tissé de soie

Tu n'appartiens qu'à moi 

Tu supportes tant bien que mal tout mon poids. 

Je ne pourrais vivre sans toi 

Délicatement tu te plies pour que je m'assoies

Tu fais partie de moi

C'est comme ça

jambes de cerfs sans O

Jambes de cerfs, jambes galbées, muscles saillants, féminines terre-à-terre qui me fait briller de mille feux 

Enlacées de lanières de cuir, de bas de laine de rêve, qui m'emmènent dans une danse endiablée

Elles sautent telle une gazelle elles se rétractent et attirent vers elles les lumières éternelles 

Sans pudeur aux yeux des autres je les préfère libres à l'air du vent

J’ai bien tenté une nuit d'été de les cacher de terre brûlante

Un genre d'argile qui, sublime mélange, grime de blanc sur le visage que bien de les subtiliser à la vue de la lune n’a fait que les exhiber d'une manière décalée 

A des badauds alléchés par la vue blanchie de mes jambes de cerfs.

 

Les mollets de coq

Mollets de coq, mollets galbés, muscles ronds, des rondeurs féminines terre-à-terre qui me transportent

Emmailloté de lanières de cuir, de bas de laine, de renforts qui m'emportent 

Dans une ritournelle accélérée, qui les font sauter, se rétracter et ouvrir des portes

Sans pudeur à tout-vent, je les préfère libre et offert à tous les regards qu'on leur porte 

J'ai bien tenté un soir d'été de les cacher de terre morte 

Un genre d'argile qui saisit et qui subtil mélange me grime de sorte

Que loin de les subtiliser à la vue de la lune, n'a fait que les exhiber à toutes l’escorte

De badauds alléchés par la peau blanchie de mes mollets de coq.

Les yeux d'Eric sans U

Dans le vert du monde indompté, mon œil droit s'y cache et mon œil opposé s'y fond. Hors d'haleine instants éternels dans l'éther céleste 

Mon œil te prend fragile dans la forêt blessante 
Tu rampes dans mon champ de vision ignorant ma présence

Ce sont mes lèvres qui s'écartent de joie stoppant ton évasion je te vois ton regard avide précède nos folles étreintes.

 

Les yeux d'Eric

Dans une nature verdoyante ils ressortent et se confondent mes yeux

L'espace d'un souffle coupé un moment suspendu dans les cieux 

Ils captent ta silhouette diaphane entre les arbres épineux

Tu te rapproches doucement de moi sans me voir tapi dans l'ombre des lieux quand sur le point de repartir je me dévoile 

Quand sur le point de repartir je me dévoile à toi d’un sourire radieux

Ton regard plonge dans le mien et nous nous enlaçons nous sommes heureux.

 

Les yeux d'Elodie sans A

De feu ou de givre lorsqu'ils plongent en les tiens je peux presque voir le reflet de ton être outre ton teint irisé, une silhouette qui te donne le la finesse de l'éther 

Tu es l'idole de tous les minots des cours d'école 

Oh Heidi! De tes yeux je suis soumis

Cesse les bêtises

Tous les jours je quitte mon chez moi 

Et je vois ton joli minois comme une différence en ce monde où l'inesthétique domine

Dès que tu es ici

Vite je sors et je te guinche 

Pour que tu me dises ces quelques mots d'une douce voix 

Je suis debout contre le muret

 

Les yeux d'Elodie


De bronze ou de glace quand ils plongent dans les tiens je peux presque admirer le reflet de ton âme

Parce que malgré ta peau diaphane

Tes traits qui te donnent la finesse d'un ectoplasme 

Tu es l'idole de tous les enfants de mon âge

Ho! Heidi ! De tes yeux je suis esclave

Allons cesses tes enfantillages

Tous les matins en sortant du garage 

Je vois ta beauté comme un décalage

De ce monde où la laideur a l'avantage 

Dès que tu es dans les parages 

Vite je sors et je te dévisage 

Pour que tu parles de ta voix suave

A moi qui suis accoudé à la balustrade

Palais des glaces (scène de crime & science fiction)


Alfonso n’aurait jamais imaginé se retrouver un jour dans le Palais des Glaces de la Foire du Trône. On avait fait appel à lui pour laver les glaces du labyrinthe des éclaboussures de sang et de cervelles qui empêchaient de comprendre le parcours suivi par le criminel et sa victime. C'était une tâche délicate et dans son excès de maniaquerie, Alfonso mettait un point d'honneur à laisser des vitres impeccables au détriment de l'avancée de son travail : "je suis payé au forfait, il ne tient qu'à moi de décider du temps dont j'ai besoin". Le commissaire Coustel soupirait d'exaspération. Il en tenait une couche celui-là, grand homme, sec et musclé, aux cheveux remplis de gomina. Il faisait plus penser à un danseur de tango avec sa toison noire de jais qu'à un laveur de vitre. La tâche achevée, le résultat était encore plus accablant. On pouvait voir dans le miroir se refléter les membres des corps découpés, des centaines de bras, de jambes, de troncs, de têtes superposées en cascade donnaient l'impression d'un carnage de champ de bataille. A mesure que le commissaire progressait dans le labyrinthe pour relever des indices, Alfonso, derrière, redonnait un coup de raclette car Coustel avait la fâcheuse manie de s'appuyer à la vitre pour enjamber les éléments gisants au sol, laissant des traces de doigts sur son passage, ou se cognait la tête croyant le chemin libre laissant la marque grasse de son front couronner le verre. Le commissaire trouvait d'ailleurs étrange que le laveur de vitre ne soit pas plus choqué par la scène de crime. Pourquoi s’obstinait-il à rester alors que son travail était achevé : "Non tant qu'il restera des traces, je passerai derrière vous !". Etait-ce bien prudent de se retrouver avec un psychopathe dans les pattes alors que lui-même essayait de débusquer un criminel ? Un crissement particulièrement aigue stoppa net le défilé de pensées de Coustel. Bruit persistant comme une lame qui passe sur le verre en continu. Alfonso et le commissaire se regardèrent dans l'espoir d'obtenir de l'autre une invective pour sortir de cette menace qui arrivait grandissant tout droit vers eux. C'est Alfonso qui fit le premier pas et se mit à hurler : "la Passionata!" "la Passionata!", le commissaire voulut le bâillonner mais le bruit strident s'arrêtera net. Alfonso fit volte-face d'une souplesse de danseur argentin, mais sa joie se calma aussitôt quand le crissement retentit de nouveau. L’apparition d’une masse humaine entre les miroirs fit d’abord taire notre laveur de vitre. Des pointes en acier au bout des coudes, le monstre était l'origine du bruit. Le visage pourtant humain de la créature se mit à se déformer sur le rythme de la chanson de Guy Marchand qu'Alfonso entonna à tue-tête. L'estomac du monstre se contractait et se gonflait comme le battement d'un cœur, ce qui avait effet d'hypnotiser le commissaire qui s'avança vers cette source de vie, sous les yeux d’Alfonso qui redoublait d’énergie pour prodiguer sa chanson, il se mit à danser jouant de la raclette à vitres comme d’une arme qu'il faisait tournoyer devant lui. De l'estomac du monstre sortit un hachoir à multiples facettes qui dépeça le corps du commissaire, morceaux qui se rajoutèrent à la scène du crime. Alfonso vit rouge devant les traces giclant de partout, il se saisit de sa raclette, se démantibulant pour faire place nette sur les miroirs, il était rapide souple et d'une telle volonté que le monstre ne pouvait pas l'atteindre, coincé par ses couteaux, il s'immobilisa. Alfonso passa par-dessus lui, lui hurla une dernière fois "la Passionnata" pour l’immobiliser complètement et sortit du Palais des Glaces. La bête se débattait empêtrée dans le verre, elle fit de tels efforts pour se déloger que toutes les vitres se brisèrent et le Palais des Glaces s'écroula sur le monstre, lui embrochant l'estomac, les joues, les yeux, lui transperçant le front pour avoir raison au final de son détracteur.

 

 

Salle d'oncologie (chanteur)


-Docteur pourquoi il est avec ces infirmières le patient 23?

-« Viens petite fille dans mon comic strip, viens faire des bulles, viens faire des plic plac..»

- Oh putain il est ....

- Dingue ? oui on pense que c'est un effet collatéral du cancer 

-« je suis une poupée de cire une poupée de son… »

- Mais ça doit être épuisant pour ces gardiens !

- Et nous tout à l'heure, on doit lui enfoncer une sonde là où le soleil ne brille pas, je me demande ce qu'il va nous chanter à ce moment-là.

-« Colchiques dans les près fleurissent fleurissent, colchiques dans les prés c'est la fin de l'été… »

- Il a l'air content là?

- Je sais pas  je parle pas le dingue moi. Oh p***** c'est à lui. Va le dire au gardien s'il te plaît.

- Ok en fait, ils doivent lui raconter des contines. Ca le calme, je leur ai fait signe, c'est bon. 

- Tu parles d’un cirque !

- « Un petit lapin est entré dans le jardin, cherchez-moi ouh ouh ouh je suis caché dans un trou… » 

- C'est bien il est prêt prépare la sonde ! 

- « Ce matin un lapin a tué un chasseur... »

- Vous le tenez bien là?

- Dépêchez-vous docteur!

- Il a compris ce qu'on va faire ?

- Mais oui docteur, il est plutôt content il adore les examens

- « Viens voir, viens voir le docteur non n'aie pas peur… »

- Voilà c'est fini.

- « Voilà c'est fini... » 

- Au bout d'un moment c'est fatigant tout ça !

- Ho oui docteur!

 

Palais des Glaces (eau de rose & gore)


Le réveil était compliqué. La nuit fut rude après avoir dansé toute la nuit, Alessandra avait bu plus que de raison. Elle ne savait plus si elle avait passé la nuit seule ou non, mais elle savait qu'au fond d'elle-même elle ne pouvait se donner qu'à lui, Alessandro. Bien que leurs horaires furent décalés elle n'avait de cesse de penser à son volcan d'hidalgo viril et sans pitié. Combien de fois s'était-elle réveillée en nage, ruisselante, exhortant à lui asséner l’estocade. Malheureusement à chaque fois elle se réveillait avant que le glaive ne transperce la bête à cornes. La dernière fois elle s'était réveillée dans un jeu de miroirs, exposée, feignant de se cacher des regards mais sachant au fond d'elle-même qu'elle n'en pouvait plus de ce secret. Le genre de secret qu'on ne peut dire mais qu'on ne peut garder non plus. Elle était expert-comptable elle avait honte de ses orgies de colonnes de chiffres, de ces taxes plus obscènes les unes que les autres, de ces fiches de paye aussi  suaves que Girondes.  Alessandra ne pouvait cacher son émoi face à un bilan équilibré. Depuis qu'elle avait croisé le regard de cet inspecteur du fisc un fantasme l'obsédait : récupérer de la TVA au nez et à la barbe de l'État. Cette double vie l'obsédait, elle n'en pouvait plus de cette dualité, mais elle ne pouvait pas décider. Alessandro ou Alessandra?  Elle se leva finalement, s'habilla de ce costume gris. Alessandra laisse la place à Alessandro. Errant dans la ville, il déambulait de trottoir gauche en trottoir droit comme on passe des dépenses aux revenus. Il était hagard. Soudain le choc : il se vit dans sa robe de flamenco rouge, les râbles cambrés, la poitrine saillante,  tortillant du croupion pour exciter la bête à cornes. Il était partout d'un côté la chevelure folle de l'autre cette queue de cheval. Il était dans un état second pour la première fois Alessandro voyait Alessandra et Alessandra se tenait devant Alessandro comment cela était-il possible, par quel miracle ? Dans ses errances Alessandro avait fini à la Foire du Trône, forcément il était leur comptable ! Il avait atterri ainsi dans le palais de la glace. Le labyrinthe avait des propriétés particulières surtout lorsqu'on s'approchait du mur qui le séparait du train hanté... puis entre les miroirs Alessandro et Alessandra se mêlaient, s'opposaient, s'aimaient, se heurtaient. Le catogan succédait à la crinière folle,  la robe en laine rouge se disputait au costume gris anthracite. Les castagnettes chassaient les calculettes. Ils suffoquaient, la raison les quittait. Partout où ils regardaient ce n'était que catogans et rubans. Alessandro voulut crier, un son aigu sortit de sa gorge. Cela réveilla Alessandra qui se mit à râler de sa voix de ténor. Les visages et les miroirs tournoyaient. La maison se dissolvait dans leur folie. Il fallait arrêter cela. Alessandro calculait frénétiquement ses rattrapages de TVA, Alessandra toréait. Elle fonça sur le taureau, hurlant de sa voix de ténor puis soudain tout se tut. Seuls gisaient au sol des débris de miroirs, des morceaux de robe et un chouchou baignant dans le sang qui jaillissait de leur gorge et éventrée par un éclat de verre.

Dans le stade de foot (rétrospective & érotisme)

Ohhhhhhhhhhhh Lé ! Les mains se lèvent les unes après les autres au rythme d'une vague de corps qui se déplient et se replient. Sylvain est entraîné par l'ambiance du stade, il se redresse avec vigueur malgré un surpoids évident d'un homme sédentaire qui enchaîne les repas d'affaires. Il aime se retrouver dans la foule de supporters, pouvant se déchaîner sans complexe et réagir de façon basique aux événements sur la pelouse ; à crier des « Ta gueule l'arbitre ! », des  « Mais qu'est-ce qu'il fait ! Mais qu'est-ce qu'il fait ! »,  « Il y a faute là ! ». Il se tourne vers ses amis, échange des regards exaspérés, sursaute au but de son équipe et se lance dans les bras des uns des autres : le parfait supporters. Quand soudain le stade se lève dans un « oh ! » de stupéfaction, un joueur vient de subir un tacle qui fait froid dans le dos, la jambe est tordue, le joueur a perdu connaissance. Un silence pesant recouvre le stade. Sylvain a reconnecté ses neurones, pincement au cœur violent. L'image de son camarade de classe foudroyé par un arrêt cardiaque remonte à la surface subitement. Il est sonné par cette réminiscence qui était enfouie profondément. Sylvain regarde ses poings se serrer comme tout petit, étant enfant alors qu'il se bagarrait avant le drame. Il tomba à son tour. Un visage de femme se penche sur lui elle avance sa bouche pulpeuse de la sienne. Sylvain referme les yeux malgré le bouche-à-bouche. Il se laisse porter par un magma nébuleux, accablé par la chaleur. La peau est douce, d'une douceur de soie, il contemple la poitrine lourde et pleine de la femme qui remue au rythme des coups qu'il lui assène, une belle blonde vient se rajouter et glisse sa chevelure dorée sur son visage, en attendant son tour. Vicky et Christina un souvenir confortable. On le soulève, Sylvain est transporté sur un brancard, qui frôle au passage un coin en bitume, lui éraflant le bras mais c'est Lily la tigresse qu'il voit le griffer avec ses ongles grenat. Sylvain se réveillera à l'infirmerie à côté de son joueur favori à qui le massage cardiaque a redonné vie.