#Je ferais Matelas et Bol ; Et l’eau coton ; Quand nos pas dans le téléphone seront comptés.
Je ferais sourire la nuit ; Et naître un nuage du ciel azur ; Quand tout espoir n’existera plus. Du moins, c’est une tentative. Pourquoi s’enfoncer et se nuire ? Pourquoi se laisser submerger ? Une mémoire de poisson rouge, voilà ma philosophie.
Ressasser ? Ravaler ? Je l’évite ; Je préfère occuper mes pensées, remplir mon front de chansons gaies, de textes légers ou de chiffres : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ! Je compte. Cela s’appelle déconnecter, couper les fils des pensées avec une grosse cisaille de chiffres, de son, de mots.
Ou prendre un bain. Tiens ! Je flotte, quelle légèreté ! Le corps en suspension, les muscles lâches, les sensations se réveillent. Cette eau qui glisse sur la peau, ces monts qui émergent, des bouts de corps posés sur un matelas en mousse. Désarticuler, c’est aussi ne plus être un seul être de chair mais plein de petits morceaux.#