Elle se lèverait entourée par une
odeur étrangère et agréable. Elle aimerait ne pas faire ce qui était prévu dans
l’agenda, elle aimerait trahir ces obligations. Elle essaierait de profiter
pour un instant du temps qui s’écoule, elle souhaiterait que les heures
tournent à l’inverse. Elle appuierait un pied au sol froid et elle sentirait de
nouveau le poids du monde. Elle reviendrait à ses taches et à son activité
inertielle de barrer l’une après l’autre, comme un robot. Elle rêverait, entre
rature et rature, des jours calmes, des heures de lecture et des voyages en
train. Elle ne ferait rien de remarquable de sa journée, tout en elle serait
banale sauf, peut être, le réveil chaleureux. Toute la tendresse du monde
concentrée dans quelques instants, avant que la vie gache tout avec son rythme
maladroit.