Elle était à la plage. Il faisait
nuit. Elle était dans un village des pécheurs avec sa meilleure copine de
l’époque. Il faisait certainement froid, mais elle était ravie d’être là. Sa
copine et elle se faisaient des confessions. Elles se racontaient des histoires
fantastiques qu’elles avaient pensées et écrites en partie. Elle, surement,
racontait l’histoire d’une femme perdue dans une forêt, une femme en recherche
des loups. Sa copine à son tour partageait aussi ses secrets. Elles créeraient
ensemble une ambiance magique. Une nuit d’été, le sable froid, le bruit de la
mer et la lumière de la lune, tout pour elles en exclusive.
Sa copine lui parlait des
personnages qu’elle n’arriverait pas à retenir. Même l’histoire, elle resterait
quelque part, accrochée dans les vagues ou cachée dans l’obscurité du ciel.
Juste un prénom resterait dans sa mémoire : Léonor. C’était la première
fois qu’elle attendait ce prénom et ça lui apparu d’une force immense, très
beau et sonore. Tout le reste de l’histoire, même le personnage de cette femme,
lui lâcherait à cet instant. Mais il resterait un mot de ce soir d’été magique,
un mot pour symboliser l’union entre les deux, cette amitié infinie et le bonheur
de partager la même manière de rêver. A partir de ce jour là, Léonor serait
l’écho des instants poétiques.