Être pas-né, objet fragile qu’on
casse et on mange, sans réfléchir, en se laissant porter par le flux de la vie.
Nous, êtres uniques, porteurs
d’une âme, d’un corps et d’un destin, êtres presque pas nés qui cherchent sa
place, et trouvent des fois des équilibres, stables ou instables.
On aimera peut être un jour, un
objet différent de soi-même, on sentira peut être une fois l’envie de garder la
coquille au chaud. Récupérer les pensées éparpillées à droit et à gauche et
sentir le poids d’un destin irrévocable qui nous relie à la terre.
Ou couper le fil, les laisser
voler, s’en aller, comme s’ils n’auraient jamais existé. La pluie qui tombe
dehors et de l’eau qui traverse notre corps.