vendredi 20 juin 2014

Célébration

Elle foisonne, elle foisonne notre ignorance génétique, et pourtant, dans mon cerveau, je sens bien la galette, la couronne et la fève. Elle est là bien présente, elle est jaune, la pâte est sucrée la couronne me pique la fontanelle, une espèce d’élément étranger se cogne quand je bouge la tête. Je délire et m’effraie mais ça me plaît.
« Arrête le cidre ! C’est la couronne, ma reine, qui te gratouille la fontanelle ! ».
« Je ne bois pas de cidre mais de la Pinacolada rosée, c’est un breuvage délicieux qui transforme mon présent en avenir et mon passé en histoire drôle. »
« Tu en portes d’ailleurs les stigmates. Tes yeux sont vitreux, ta langue est molle et pendante, ta peau est translucide par endroit et rose sur les pommettes. Tes veines bleues sont visibles, on pourrait les suivre du doigt. J’aperçois le trompe-œil de la mort - caractéristique contemporaine. »
Lever les yeux, survivre, courir, respirer, l’alternative judicieuse est un millésime à portée du cœur. Partager, rassembler, imaginer, rend les hommes meilleurs, leur ouvre l’esprit. Seul la vie compte pour survivre dans un monde hostile, bruyant, fracassant, trébuchant et enfin la sérénité et la paix.



Voyage à l'intérieur de soi

-Quand je regarde la mer, je pense à mon père et chaque vague est une rencontre avec lui qui un jour s’arrêtera.
-Tu préfères alors que la mer se déchaîne, animée, mouvante et émouvante. Les lacs sont remplis de défunts oubliés.
-Je ne dis pas non ! Tu sais l’existence d’un poisson clown dans un univers de raies manta fourbes pourrait très bien me pousser à me taper le sommet de l’Himalaya en patin à roulettes, si tu vois ce que je veux dire…
-Tu n’auras pas à monter aussi haut, les fonds marins regorgent de créatures pleines de tentacules amicales et qui te feront découvrir leur sombre univers.
-J’ai toujours rêvé d’explorer mes propres profondeurs, j’ai assez de tentacules pour obscurcir tout l’univers.
-Voyager à l’intérieur de soi ! L’avantage c’est que ça ne coûte rien en frais de transport, et ça ne pollue pas la nature. Tu as de bonnes idées, mais je crains que tu te perdes.
- Je me perds où tu voudras, je me pends quand tu voudras, mais j’apprends à me contrôler et vivre mes expériences sans souffrance, mais avec l’exaltation du torrent. J’avance, je recule, je mange, je déféque, je vis.

-Tu vis merveilleusement et je suis heureux de faire partie des êtres qui ont croisé ton existence et assiste à ta vie ; conte de fée fulgurant, soleil nocturne.

Dithyrambe

-J’ai la ferme intention de t’emmener dans un champ de potirons bleues et là on verra de quel rêve tu te chauffes.
-Tu iras dans ton champ de potirons bleus et tu ne m’y trouveras pas, nous rêverons ensemble à un lieu commun où tous les légumes seront bleus.
-Je flirte avec l’insouciance d’une récolte primaire et attends ton signal pour évacuer ma gêne.
-Tu m’attends donc gentiment que je vienne délivrer ton esprit. Mais n’as-tu jamais deviné à quel point je t’observe et te glorifie ?
-Je ne suis pas un être béni des Dieux, je demande juste à être aimé sans conditions, avec simplicité et sincérité.
-Tu te noies dans ta perdition, à trop vouloir engendrer l’ignorance des gens qui t’ont précédé.
-Mais je les aime moi tous ces êtres imparfaits, cons et futiles, qui m’ont engendré. Je me noie par solidarité. Ma perdition est un hommage à mes ancêtres. Continuons le naufrage !

-Ah ! La loyauté familiale ! L’imperfection est beauté, la perfection si lisse. Sans naufrage, il n’y a pas de sauveur, ni de rescapé ; Alors aime sans conditions, et jette toi avec ton libre arbitre.

Déclaration d'amour vache

-Je voudrais découvrir la lune en plein hiver, les yeux rêveurs, la bouche boudeuse.
-Avec moi tu découvriras la source chaude des grands lacs, et tu déambuleras dans les songes bleus des astres divins.
-Je te suivrai partout où tu iras, des banquises de l’Himalaya aux oasis du Pôle Nord.
-Nous serons tout l’un pour l’autre, l’infini ne nous séparera jamais.
-Enfin, si tu daignes arrêter de tremper ton biscuit ou plutôt ta madeleine molle dans le breuvage infecte de ces mondanités faussement audacieuses que tu nommes atelier de dadaïste où chacun fait tourner son joint vide en en sautant un ou deux au passage…
-Je trouve tes propos très déplacés, je te prie de te ressaisir afin que nous passions une bonne soirée.
-La vérité blesse mais elle permet de comprendre. Ce que je viens de te dire, prends le comme un cadeau.

-Tu ne me blesses pas, tu me lacères les structures psychologiques mais je t’avouerai que mon masochisme potentiel s’en délecte quelque peu et pour cela je me dois de t’en remercier et comme disait Lao Tseu : « Je m’en fous parce que j’ai couché avec ta mère, et c’est pour ça qu’elle me bouda… ». Au contraire… mais on tape, je vais te présenter ton petit frère, … il arrive… Chut !....

Envie d'ailleurs

  -Je rêve de finir mes vacances entre ciel et mer.
-Tu as déjà envisagé de t’éloigner dans une terre aride et caillouteuse ?
-Oui, le désert m’attire, j’y vais dès que possible pour écouter le silence des pierres et ressentir le feu du soleil.
- Car tu sais l’intérêt que je porte au grain de sable depuis que j’ai épousé la cousine germaine d’André Rieu et toute cette compile de merdeux que j’ai enterré dans le bac à sable du voisin qui a préféré aller vivre à Beverly Hills.
-J’aimerais tant vivre ici ou ailleurs, faire mon tour de poitrine, histoire de voir les X se foutre en l’air.
-Tu vivras ici et ailleurs, comme autant de pipe-show scintillant déchirant la nuit par les étoiles de ton désir.
-Je crèverai le ciel jusqu’à ensevelir mon âme et plongerai mon regard bleu turquoise dans un fugace instant.
-Tu as enfin compris que la vie se résume à un regard, un clin d’œil. Ton âme vive ira rejoindre l’onde claire de l’océan des vaincus. Meurs en paix car ton dernier regard est précieux comme un diamant ivre au doigt d’une princesse nubile

Apprivoisement

Toutes les chinoiseries ne sont pas bonnes à une poursuite judiciaire. La loi est au dessus de tout et ne perd jamais son sang froid. Le vampire, lui au contraire garde son sang chaud au contact froid des cous blancs de peur.
Souffle, souffle, la vie s’éteint par manque d’horizon funeste.
Rêve, projette, espère, agis, c’est le secret de la longévité.
Construis, fige, bâtis, c’est le secret de l’immortalité.
Je me projette dans mes rêves, j’agis toujours en dépit du bon sens, je construis sur le sable de mes passions, je ne vis que dans le secret de mes alcôves, je suis temporairement immortel car sans demain n’existe pas dans la tête d’un ivrogne lucide.
Tu sais qu’en ce moment même des milliers de fourmis crèvent de chaleur dans mon jardin secret : ça fait trois mois que j’attends que tu me roules une pelle, j’aimerais tant plus de salives dans tes délires romantico tico par ci, flippo flippo par là….
Je vais te montrer où se cache mon ardeur, tu veux goûter ma salive, tu veux de la bave, du liquide, du visqueux, viens, viens te dis-je, je sais cracher loin et profond. Tu recules ? Tu t’effraies ? Et bien alors mon mignon, approche que je t’étrenne, que nos substances s’en mêlent. Voilà ! Te voilà moins farouche. Oh ! Comme tu roucoules, comme tu chantes, comme je te découvre et t’apprends. Ah, ça y est, c’est à moi de gémir !


Echauffourée

-Je vous demande d’écrire lisiblement et sans faute d’orthographe.
-Tu suffoques tes mots au lieu de les vivre.
-Je réfléchis toujours avant de parler cela m’évite de dire n’importe quoi.
-Penses-tu cher ami, échapper au hasard, aux passions, et à la mort en pressant ton temps ?
-Je crois purement qu’en gagnant du temps, qu’en sautant les étapes, j’arriverai à mes fins salopes, je défie les chronologies, les additions d’heures et la faux.
-Tu m’as traité de salope ou je rêve en rotant ? J’ai refusé de donner mon cul au petit fils de Jean-Paul Sartre, espèce de tête de Moule… et encore je pèse mes mots et ma palourde : l’enfer c’est les huîtres !
-Calmes-toi, je ne voulais pas déchaîner la plume, ici bas les huîtres et les moules sont bonnes copines.

-Tu m’offres ces fleurs de sel en guise de réconciliation, prends soin de tes sentiments conjointement liés aux miens.

La tasse

Le clapotis de l’eau chlorée frétille à mon oreille, j’arrive même à entendre à travers mon bonnet de bains quelques bribes de discussion des nageuses de brasse. Quelques fois ça rend de drôles de conversations : « Il faut avouer que quand on y goûte une fois, on y retourne ». Je me retourne brusquement, les deux femmes sont de dos et continuent leurs longueurs.
Je vais tenter le crawl, j’aime bien les petits battements des pieds, mais c’est la respiration qui me donne le plus de mal. Un, deux, trois, je respire, un, deux, trois, je respire, un, deux, trois, gloups, j’avale la tasse, je me reprends et recommence. Un, deux, trois, je respire, un, deux, gloups, j’avale un bol entier, ça m’étouffe, ça me surprend. L’eau est coincée dans ma gorge, je gesticule pour remonter à la surface, mais ça m’entraîne au fond. J’ai des images curieuses qui viennent à moi. J’imagine la saillie d’une souris trop craquante. Ca me fait rigoler et ça me relaxe, mais je coule plus au fond encore. Et là, j’imagine le mulot trop veinard et goguenard qui voudrait se taper la souris craquante. Ca me donne des envies relapses. Je sens des membres d’hommes autour de moi. Un bras, une main, une jambe, je délire. Mais non ! Je sens bien un homme ! Je m’accroche à ses bras en sueur, dans un ultime geste d’espoir pour ne faire qu’un. Juste un ? Oui, le sauveur plus le sauvé. Ca fait un tout. Ses bras sont doux et rassurants, je me sens soutenue et délivrée. Il me pose délicatement sur une serviette, met sa main sur le haut de ma poitrine pour sentir le pouls. Il doit sentir mon cœur battre, il y a de quoi, je tombe folle de mon sauveur, mon hercule, mon héro. Il retire sa main. Mais non, ce n’est pas suffisant ! Moi je veux plus, plus grand, plus admirable, plus émouvant. J’essaie les relents hoquetant pour qu’il m’assied et me prenne contre son torse. Moi, je m’imagine dans l’autre sens et je ressens déjà ses secousses contre ma croupe. N’ayez pas honte, c’est bien ce que je pense. Si l’humanité n’avait pas l’esprit tordu, notre race se serait éteinte depuis longtemps.
Finis les petits soins, les marques d’affection, je n’arrive plus à simuler la naufragée. Il m’a laissée maintenant au vestiaire. Je me rhabille et j’attends la fermeture de la piscine.

Je le vois sortir, je lui dis : « C’est moi, que tu as sauvée ». Lui, se sauve à toutes jambes à ma vue, harcelé par toutes les femmes rescapées, il coure, je coure à mon tour après lui. J’arrête là ma course, continuer, avancer, courir, jusqu’à plus soif dans la clarté sombre d’un soupir.

mardi 17 juin 2014

Sensation d'attractions

Je rentre dans un autre monde, un monde féerique, un monde où mon imaginaire prend le dessus. Tellement d’attractions autour de moi par où commencer ?  Allez, Space Montain ! Erreur fatale, j’eu l’impression d’être prise dans un bateau en pleine tempête, le vent souffle, le sel, la mer sont heureux de voir les éléments se déchainer à nouveau.  Rassurée d’être sortie de là vivante, mais légèrement aléatoire, je ne contrôle plus mes jambes je sens l’ivresse monter en moi, tout en me dandinant sensuellement. Aller quelque chose de plus calme. Le monde des poupées chantantes, c’est un tourbillon chaleureux de grains de sables qui m’enveloppe de sa douceur sablée. Ca y est mon ventre gargouille, ronronne, « mange moi, mange moi  avec beaucoup d’épices » semble murmurer une crêpe exotique du stand mexicain  devant lequel je passe. Voila toute cette folie, toute cette magie, cette effervescence s’enfonce loin dans leurs âmes enflammées.    

mardi 3 juin 2014

Creuse ma terre

Je mettrai mes pieds dans un volcan, si tu flirtes avec moi.
Es-tu sûre que je mérite ce sacrifice ? Quoique si ton cœur est aussi ardent que le volcan, j’y mettrai bien les pieds. D’autant que ma chaleur volcanique va faire revivre en toi le sentiment d’éternité.
Vite ! Vite ! Un glaçon ! L’éternité est si fade. Rien de telle que la mort pour renaître ailleurs. Renaître vierge, innocent, plein de candeur dans un temps sans couleur, sans apparat. Naître soi, creuser son sillon en piochant dans son propre sillage. Qui passera mon chemin fera partie de moi. Qui foulera mon verger, sera berger. Qui se nourrira de ma sève sera mon enfant. Je suis la terre ferme, humide et nourricière. Laboure-moi !
Eventre-la cette terre, aux effluves de purin. Morceaux de coquilles d’œufs, d’épluchures de carottes, de vers blancs qui y nagent, comme elle est fertile.
Sans un mot elle regarde ce spectacle divin, comme si la vie devait s’arrêter là. Et la jeune vierge du début est maintenant souillée de pensées impures, le foutre a coulé des esprits embrouillés.
Que reste-t-il de mes amours ? Le souvenir d’une verge frémissante au vent du petit matin. Une bouteille d’envie qui gît sur un sol d’ennui, de bouches pâteuses saoulées de caresses et de baisers durs. Que la vie ressemble à un songe pervers.



Détour dans un imaginaire lubrique

J’imagine la saillie d’une souris commune mais trop craquante. Ca me fait rigoler et ça me relaxe. J’imagine aussi le mulot trop veinard et goguenard qui voudrait se taper la souris craquante. Ca me donne des envies relapses. Relents hoquetant à chaque secousse contre sa croupe. Elle s’accroche à ses bras en sueur dans un ultime geste d’espoir pour ne faire qu’un.
Juste un ? Non, ce n’est pas suffisant. Moi je veux plus, plus grand, plus admirable, plus émouvant. J’arrête là ma course, continuer, avancer, courir jusqu’à plus soif dans la clarté sombre d’un soupir.
Encore « jusqu’à plus soif » ? Eh bien, quelle équipe de pochtron ? Il faut avouer, que quand on y goûte une fois à la « clarté sombre du soupir », on y retourne !
Le sujet est une question dont vous seul avez la réponse, n’ayez pas honte, si l’humanité n’avait pas l’esprit aussi tordu, notre race se serait éteinte depuis longtemps !


Effleurement

La fleur s’éveille au petit matin toute fraîche et frêle. Elle brille sous l’humidité du soleil qui se pose délicatement sur elle. Peu  à peu elle se réchauffe et prend les  rayons du soleil qui la caresse et l’embrasse avec ferveur. Dans un élan de désir, elle se blottit contre lui dans une éternité dense et sublime. Ton élan me fait glisser de la balançoire, mes reins se cabrent sur ton manège enchanté. Je jouis de ton paysage.
De mon paysage, je t’observe. Rien n’est plus beau que ton corps quand il se cabre et exulte. Lâche prise, desserre les poings, voilà un amour généreux qui verse son liquide dans ma bouche. J’avale et me remplis de toi.
Lâche les vannes, laisse couler les paroles et les râles de l’esprit. Tends ce corps vers moi, que toutes les verges du quartier s’éveillent au son de mes pas.
Oui j’ouvre les vannes mais il n’y a rien qui coule, si mon corps se tend, méfie-toi ! Tu risque gros ! Je ne suis pas le roseau que tu crois !

Ton cher chêne.

Dispersion

- Je chevaucherai des litiges et caracolerai des sangsues jusqu’à ce que mes envies de coït s’éteignent mais l’ombre de la nuit va finir par m’arracher à son cœur désiré.
- Laisse ton cœur s’arracher, la nuit nous protège, demain il fera jour, et ce sera un autre jour, et ton cœur sera tout autre. Ton cœur sera de sang, il coulera de temps en temps, jusqu’à devenir sec et dur. Tu n’auras plus de sentiments, plus de compassion, rien que du RIEN.
Ta verge sera de sable, je coulerai sur la dune trempée par la rosée de ton amour. Je n’aurais plus de corps, tu m’auras fait déborder de partout.

- Je sais bien, je te tiens entre mes mains et je vois ton émoi. Je m’échappe, oui peut-être, j’hésite, je saute, j’hurle, c’est moi, je suis comme ça. J’aime la liberté, l’espace, le non-conventionnel. Je prends à pleines mains les essaims des abeilles et j’en gobe une de temps en temps. C’est moi, je suis comme ça. On ne me changera pas. Aucune concession ne sera accordée dans ce monde où tout part de travers, s’envole, se détruit dans un bruit fracassant, où la lourdeur s’imprègne dans les entrailles de la terre.

Festin divin

Il était temps que le vent souffle, les vagues, le sel et la mer sont heureux de voir les éléments se déchaîner à nouveau. Tourbillons chaleureux des grains de sables, poussière dorée, qui t’enveloppe de sa douceur salée. J’ai faim à présent, je te mangerai. Mange-moi avec beaucoup d’épices, racle-moi l’os, fais moi bouillir, passe-moi au tamis de ton désir. Os à moelle, ou os à bouillir, je te ferai rôtir sur mes braises, Pompéi à côté ce sera un glacier.  Elle sent l’ivresse monter en elle à ces mots et se dandine dans une danse sensuelle. Mais qu’a-t-elle bu pour se dandiner à ce point ? C’est à cause du faux muscat, j’en suis sûre. Qu’y avait-il dans les graines des bâtonnets de sésame ? Un élixir si peu de ma production, un filtre d’amour, si puissant que le moindre moine en deviendrait pratiquant! Son sexe ainsi durci sera comme un cierge à jamais converti.
Laissez ce cierge allumé dans sa lumière diaphane, il illumine les culs des vierges hypocrites. Il s’enfonce loin dans leurs âmes enflammées, tordues par les plaisirs réprimés.

C’est pourtant le dur lot de ces âmes empêtrées dans le vœu chaste de rédemption et d’abnégation, aux plaisirs de la chaire. Plaisirs interdits si savoureux, mais qui déchirent tout abstinent à la recherche de Dieu.