mardi 3 juin 2014

Effleurement

La fleur s’éveille au petit matin toute fraîche et frêle. Elle brille sous l’humidité du soleil qui se pose délicatement sur elle. Peu  à peu elle se réchauffe et prend les  rayons du soleil qui la caresse et l’embrasse avec ferveur. Dans un élan de désir, elle se blottit contre lui dans une éternité dense et sublime. Ton élan me fait glisser de la balançoire, mes reins se cabrent sur ton manège enchanté. Je jouis de ton paysage.
De mon paysage, je t’observe. Rien n’est plus beau que ton corps quand il se cabre et exulte. Lâche prise, desserre les poings, voilà un amour généreux qui verse son liquide dans ma bouche. J’avale et me remplis de toi.
Lâche les vannes, laisse couler les paroles et les râles de l’esprit. Tends ce corps vers moi, que toutes les verges du quartier s’éveillent au son de mes pas.
Oui j’ouvre les vannes mais il n’y a rien qui coule, si mon corps se tend, méfie-toi ! Tu risque gros ! Je ne suis pas le roseau que tu crois !

Ton cher chêne.