Elle foisonne, elle foisonne notre ignorance génétique, et
pourtant, dans mon cerveau, je sens bien la galette, la couronne et la fève.
Elle est là bien présente, elle est jaune, la pâte est sucrée la couronne me
pique la fontanelle, une espèce d’élément étranger se cogne quand je bouge la
tête. Je délire et m’effraie mais ça me plaît.
« Arrête le cidre ! C’est la couronne, ma reine,
qui te gratouille la fontanelle ! ».
« Je ne bois pas de cidre mais de la Pinacolada rosée, c’est
un breuvage délicieux qui transforme mon présent en avenir et mon passé en
histoire drôle. »
« Tu en portes d’ailleurs les stigmates. Tes yeux sont
vitreux, ta langue est molle et pendante, ta peau est translucide par endroit
et rose sur les pommettes. Tes veines bleues sont visibles, on pourrait les
suivre du doigt. J’aperçois le trompe-œil de la mort - caractéristique
contemporaine. »
Lever les yeux, survivre, courir, respirer, l’alternative
judicieuse est un millésime à portée du cœur. Partager, rassembler, imaginer,
rend les hommes meilleurs, leur ouvre l’esprit. Seul la vie compte pour
survivre dans un monde hostile, bruyant, fracassant, trébuchant et enfin la
sérénité et la paix.