-Je voudrais découvrir la lune en plein hiver, les yeux
rêveurs, la bouche boudeuse.
-Avec moi tu découvriras la source chaude des grands lacs,
et tu déambuleras dans les songes bleus des astres divins.
-Je te suivrai partout où tu iras, des banquises de
l’Himalaya aux oasis du Pôle Nord.
-Nous serons tout l’un pour l’autre, l’infini ne nous
séparera jamais.
-Enfin, si tu daignes arrêter de tremper ton biscuit ou
plutôt ta madeleine molle dans le breuvage infecte de ces mondanités faussement
audacieuses que tu nommes atelier de dadaïste où chacun fait tourner son joint
vide en en sautant un ou deux au passage…
-Je trouve tes propos très déplacés, je te prie de te
ressaisir afin que nous passions une bonne soirée.
-La vérité blesse mais elle permet de comprendre. Ce que je
viens de te dire, prends le comme un cadeau.
-Tu ne me blesses pas, tu me lacères les structures
psychologiques mais je t’avouerai que mon masochisme potentiel s’en délecte
quelque peu et pour cela je me dois de t’en remercier et comme disait Lao
Tseu : « Je m’en fous parce que j’ai couché avec ta mère, et c’est
pour ça qu’elle me bouda… ». Au contraire… mais on tape, je vais te présenter
ton petit frère, … il arrive… Chut !....