mardi 3 juin 2014

Festin divin

Il était temps que le vent souffle, les vagues, le sel et la mer sont heureux de voir les éléments se déchaîner à nouveau. Tourbillons chaleureux des grains de sables, poussière dorée, qui t’enveloppe de sa douceur salée. J’ai faim à présent, je te mangerai. Mange-moi avec beaucoup d’épices, racle-moi l’os, fais moi bouillir, passe-moi au tamis de ton désir. Os à moelle, ou os à bouillir, je te ferai rôtir sur mes braises, Pompéi à côté ce sera un glacier.  Elle sent l’ivresse monter en elle à ces mots et se dandine dans une danse sensuelle. Mais qu’a-t-elle bu pour se dandiner à ce point ? C’est à cause du faux muscat, j’en suis sûre. Qu’y avait-il dans les graines des bâtonnets de sésame ? Un élixir si peu de ma production, un filtre d’amour, si puissant que le moindre moine en deviendrait pratiquant! Son sexe ainsi durci sera comme un cierge à jamais converti.
Laissez ce cierge allumé dans sa lumière diaphane, il illumine les culs des vierges hypocrites. Il s’enfonce loin dans leurs âmes enflammées, tordues par les plaisirs réprimés.

C’est pourtant le dur lot de ces âmes empêtrées dans le vœu chaste de rédemption et d’abnégation, aux plaisirs de la chaire. Plaisirs interdits si savoureux, mais qui déchirent tout abstinent à la recherche de Dieu.