mardi 3 juin 2014

Dispersion

- Je chevaucherai des litiges et caracolerai des sangsues jusqu’à ce que mes envies de coït s’éteignent mais l’ombre de la nuit va finir par m’arracher à son cœur désiré.
- Laisse ton cœur s’arracher, la nuit nous protège, demain il fera jour, et ce sera un autre jour, et ton cœur sera tout autre. Ton cœur sera de sang, il coulera de temps en temps, jusqu’à devenir sec et dur. Tu n’auras plus de sentiments, plus de compassion, rien que du RIEN.
Ta verge sera de sable, je coulerai sur la dune trempée par la rosée de ton amour. Je n’aurais plus de corps, tu m’auras fait déborder de partout.

- Je sais bien, je te tiens entre mes mains et je vois ton émoi. Je m’échappe, oui peut-être, j’hésite, je saute, j’hurle, c’est moi, je suis comme ça. J’aime la liberté, l’espace, le non-conventionnel. Je prends à pleines mains les essaims des abeilles et j’en gobe une de temps en temps. C’est moi, je suis comme ça. On ne me changera pas. Aucune concession ne sera accordée dans ce monde où tout part de travers, s’envole, se détruit dans un bruit fracassant, où la lourdeur s’imprègne dans les entrailles de la terre.