Tu vas l’effacer ce sourire ! C’est quoi cet air de
satisfaction personnelle de petite bourgeoise ? Allez, mets ton sourire à
l’envers. Voilà forme un pont avec tes lèvres, force tes muscles des joues vers
le bas. Il faut qu’il s’effondre ce sourire. Ah ça fait mal hein ? Elle a
disparu ta fossette droite ; et tes rides se creusent, deux fossés de
chaque côté du nez, c’est une vraie gouttière, parfaite pour faire couler tes
larmes, tu as besoin de renifler, le canal est bien marqué pour dévier tout
liquide.
Regarde, tes yeux ne pétillent déjà plus. Tu en as un air
renfrogné. On dirait que ton menton tremble, mais oui le voilà qui ondule
méchamment. Il y a plein de petits trous et de ridules qui s’y forment, ce que
c’est plaisant à observer cette transformation faciale. Il est bas le moral, tu
l’as bien enfoncé. Tu peux y aller, pleures, pleures, ton visage vient de vêtir
le voile du désespoir.