ATELIER D’ÉCRITURE
Thème : L A M A R C H E T U R Q U E D E M O Z A R D
Titre : Dans la chambre d'une petite fille.
Titre : Dans la chambre d'une petite fille.
Cette musique pure m’a tout d’abord donné une émotion forte,
et ma reliée à mon enfance. Puis un sentiment de sérénité et d’apaisement m’a
envahie. Dans mon imagination, je me suis propulsée dans ma chambre de petite
fille, à une époque où j’avais 12 ans environ. Je revis ma grande chambre, dans
ces maisons minières du Nord de la France. Elle était carrelée avec de grandes
fenêtres, je savais que j’avais de la chance d’avoir ma chambre à moi toute
seule.
Au centre il y avait cette table ronde où je posais tous mes
sujets d’observation que j’avais kidnappés dans leur milieu naturel, tous ces
insectes que je tenais captifs dans des bocaux ou des cages. Dans la grande
cage blanche construite par mon père, il y avait les araignées à croix qui me
donnaient des frissons avec leurs horribles pattes, elles me fascinaient. Elles
n’étaient pas seules, elles avaient pour colocataires des bourdons bruyants qui
parfois me réveillaient la nuit. Sur l’appui de fenêtre, une âme encore
chrysalide avait le privilège de pouvoir rester libre, c’était le cocon du
papillon. Celui là, il ne pouvait pas s’enfuir de mes griffes. Mais il faut se
méfier de ceux qui paraissent inertes et tranquilles. J’ai reçu une leçon de la nature quand j’ai aperçu un matin
le cocon vide. J’ai cherché la bête partout, mais elle n’était pas très loin,
juste au dessus dans les ondulations du voilage. Elle était si à l’étroit que ses
ailes n’ont pas pu se déployer dans toute leur envergure. Elles ont séché et
sont restées rabougries. Pauvre petit papillon chiffonné. L’enfant est cruel
dans ses expériences, curieux, aux milles et unes idées. Est-il nécessaire
d’expérimenter son environnement pour grandir ?
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La petite fille était concentrée. Avec ses petits doigts
méticuleux, elle étirait les ailes du papillon pour les remettre en place. Sa
dextérité était impressionnante.
Les yeux fixes, plongée dans sa manipulation délicate, elle restait concentrée,
en apnée afin que son souffle ne gène pas l’opération.
Elle sursauta quand sa mère apparue derrière elle.
« Poupoune, ça fait une heure que je t’appelle, ton plat va
refroidir ». C’est avec arrachement que l’enfant s’extirpa de sa tâche
pour rejoindre le monde bruyant de sa fratrie afin de partager le repas
familial.
Sans même prendre son dessert, elle accourra hâtivement vers
sa chambre pour continuer sa mission de la plus haute importance.
Inquiète, elle ne vit pas son petit protégé. Son personnage
en convalescence n’était plus là. Seul Minouche se trouvait sur le lit avec
deux pattes "insectoïdes" dépassant de son museau.
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Mon gros poilu de chat, gros matou gourmand,
Je vais te tirer les moustaches,
Qu’as-tu fait à mon papillon ?
Viens vers moi de suite, attends que je t’attrape,
Je vais te prendre par la queue, te souffler dans les
oreilles
Pourquoi as-tu fait çà ? c’était mon protégé.
Maintenant il n’est plus là, Je ne pourrai plus le soigner
Mon gros matou de chat , Mon chat chéri tout doux
Tu resteras mon chouchou, Personne ne te remplacera.