Ton corps s’élève, immortalité de ta grâce, tu es si calme
Je vois dans tes yeux, cette candeur, cette pudeur,
Religieuse beauté enfouie dans un corps banal, étancheNe baisse pas tes paupières, n’éteins pas l’abreuvoir
Dans lequel je succombe, j’ai besoin de le voir, lui
Celui que tu caches. Donnes-moi encore de son image subliminale
Attends un peu, ton regard se tourne vers le ciel
Ton profil se penche vers le haut, je ne capte plus tes yeuxTu es aimanté par l’appel du divin
Tes épaules s’apaisent, elles se détendent gentiment
Et derrière toi, se produit le merveilleuxEt derrière toi se déploie léger et puissant
L’agrément qu’on donne aux anges
J’ai une drôle de douleur dans le ventre, une sorte de nœud
Qui tire à l’intérieur, qui tire sur mes yeux
Qui fait jaillir mes larmes
Mon cœur s’accélère à mesure que tu pars
Je n’ai plus d’emprise sur ton âme,
La mort ne m’a laissé que ton corps vide, Vide de toi, j’ai mal